Fin 2025, les modèles d’image produisaient encore des visuels difficilement exploitables, et surtout impossibles à retoucher : demander une correction relançait une génération complète, avec un résultat différent. Les mêmes modèles, en revanche, écrivaient très bien du HTML et du CSS.
L’idée, et elle était bonne
Composer le visuel en code plutôt qu’en pixels. Un visuel maître éditable avec aperçu immédiat, des préréglages par type de campagne, des déclinaisons de format, du contenu localisable en quatre langues, l’import d’images produit converties en données intégrées (pour que l’export fonctionne sans dépendre d’un serveur distant) et un export JPEG à l’unité ou en lot.
Ce qui la rendait utile, c’est que le visuel restait un arbre de composants, pas une image : un héros produit, une capsule de promotion, des pastilles de caractéristiques, un bloc prix, une composition multi-produits. On corrigeait une ligne, on ne rejouait pas le dé. Et l’export passait par le navigateur, sans service tiers. Je l’ai utilisé pendant des mois, sur de vraies campagnes.
Pourquoi je l’ai rangé
Les outils de design assistés sont arrivés et la génération d’images est devenue nette et dirigeable. La prémisse de l’outil (« l’IA tient mieux le code que l’image ») a cessé d’être vraie, et un outil dont la prémisse a disparu ne se maintient pas : il se range.
C’est le seul projet de cette page que j’ai arrêté alors qu’il marchait, et la bonne décision était quand même de l’arrêter. La leçon n’est pas « ne construis rien » : c’est qu’un outil bâti sur une faiblesse temporaire d’une technologie a une date de péremption, et qu’il faut la connaître en le construisant. Ce que j’en garde est réutilisable ailleurs, l’idée qu’un visuel est une structure de données avant d’être une image.
