Un moteur commun, plusieurs programmes configurables : la cible change, le pipeline ne change pas. Le premier programme cherche des marques partenaires, un second visera les créateurs de contenu sur un autre canal, un troisième s’appuiera sur une base de marques déjà constituée, celui-là est volontairement non branché, parce qu’une base existante se traite à la main avant de se traiter à la machine.
La décision de structure
La donnée métier vit dans Notion, pas dans la base de l’outil. La base locale ne stocke que le cache d’API, le journal d’événements et les métriques calculées. Conséquence directe : n’importe qui peut relire, corriger ou annoter une fiche sans passer par moi, et l’outil reste jetable. C’est la leçon des projets précédents. Ce qui doit survivre à l’outil ne doit pas vivre dedans. Un pipeline qu’on jette et qu’on réécrit trois fois est sain ; une base de données qu’on perd, jamais.
Pourquoi l’envoi est coupé
Le pipeline prépare, un humain relit et envoie. Ce n’est pas une étape transitoire, c’est le dispositif, et il est plus strict qu’il n’y paraît : plafond quotidien bas, montée en charge progressive, intervalle aléatoire entre deux envois, aucune tentative vers une adresse non vérifiée. Une adresse au statut incertain est écartée, pas essayée, exclusion des domaines fourre-tout dont la validité n’est pas vérifiable, préférence pour une adresse générique de service plutôt que pour une adresse nominative, et arrêt complet du pipeline à la première plainte pour spam.
La raison est simple : automatiser la prospection est facile, automatiser la réputation d’un domaine d’envoi est une très mauvaise idée. Les filtres notent un domaine sur le volume non sollicité, le taux de rebond et le taux de plainte, sans se demander si un humain ou un script a cliqué sur envoyer. Une commande de diagnostic vérifie les enregistrements d’authentification du domaine et refuse de lancer une campagne si l’un est invalide ou si le rebond des cent derniers envois dépasse le seuil.
Ce que je surveille
Un partenariat ne se mesure pas au nombre de messages envoyés mais au nombre de conversations qui aboutissent, et ce chiffre met des mois à se lire. C’est pourquoi la fiche reste « en cours » alors que le moteur tourne : je n’ai pas encore assez de recul pour dire si l’approche fonctionne, et je préfère l’écrire.
