Répondre à un appel d’offres public est un métier ; les trouver ne devrait pas en être un. Les avis existent en flux ouvert, mais dans un volume et une nomenclature qui rendent la lecture manuelle absurde pour une petite structure.
Six sources, deux natures
Deux sources institutionnelles : le bulletin officiel des annonces de marchés publics, interrogé par son interface de données ouvertes, et le journal européen, interrogé par département et par code de territoire. Quatre sources de gré à gré : les plateformes de mission et de freelance, plus des alertes web et des flux professionnels. Les premières donnent des marchés cadrés, avec un acheteur, un objet et une date limite ; les secondes donnent des demandes directes, souvent avec un budget annoncé, l’outil l’extrait du texte quand il y est.
Le filtre métier est une liste de mots-clés dans un fichier : communication, digital, site web, marketing, vidéo, réseaux sociaux, motion design, référencement. Le filtre territorial se règle par préfixes de département et par codes de région, avec les collectivités d’outre-mer traitées séparément de la métropole : c’est le réglage actif, parce que c’est là qu’est l’activité pour laquelle je l’ai construit.
Pas de notification, et c’est voulu
L’outil ne pousse rien. Il ramasse, il filtre sur trente jours, il pose dans un tableau de bord, et on l’ouvre quand on cherche du travail. Ce qui est le bon moment pour lire un appel d’offres. La qualification est à la demande : on demande une analyse sur un avis précis, elle est écrite par un modèle, et elle répond à la seule question utile, est-ce que ça vaut le coût d’y répondre.
Chaque avis porte une empreinte calculée sur son titre et sa source, ce qui permet de repasser les mêmes flux tous les jours sans jamais afficher deux fois la même chose.
Ce que j’en retiens
Je l’ai construit pour mon père, et il sert de socle à un projet que je n’ai pas encore ouvert. Le fait qu’il tourne sans moi depuis des mois est la seule chose qui m’intéresse à son sujet : un agrégateur se juge au bout de six mois, quand les sources ont changé de format au moins une fois.
