Le rail de ce projet s’arrête volontairement au dernier maillon, et c’est le point le plus intéressant de la fiche.
Ce qu’il fait
Il lit les performances d’un compte publicitaire par l’API, empile la donnée jour après jour dans une base, produit un compte rendu hebdomadaire et propose des arbitrages : déplacer du budget, resserrer un ciblage, arrêter une campagne dont le coût par résultat décroche.
Techniquement, il sait aussi les appliquer. Chaque capacité est un outil typé : lire les performances, lire le détail d’une campagne, ajuster un budget, ajuster un ciblage, mettre en pause, proposer des recommandations, et l’interface, le modèle et un futur orchestrateur appellent exactement les mêmes fonctions. C’est ce qui permet d’ouvrir le produit à un agent plus tard sans le réécrire : il n’y a pas un chemin « humain » et un chemin « machine », il y a un registre d’outils et plusieurs appelants.
Les garde-fous sont dans l’exécuteur, pas dans l’interface
L’unique point d’écriture est un seul fichier, et tous les garde-fous y sont centralisés : un interrupteur global qui bloque toute écriture, une validation humaine explicite obligatoire, une variation de budget plafonnée à ±20 %, une seule modification par campagne et par jour, un journal avant/après qui permet le retour arrière, et un refus automatique sur les campagnes à optimisation automatique dont l’API ne supporte pas la modification. Ils sont couverts par des tests, y compris le cas « écriture désactivée ». Un garde-fou non testé est une intention, pas un garde-fou.
Deux règles annexes qui comptent autant : le jeton reste côté serveur et n’est jamais exposé au navigateur, et aucune donnée personnelle ne part vers le modèle, uniquement des métriques agrégées. Sans jeton, l’app démarre en mode factice avec des données clairement identifiées comme telles dans l’interface, ce qui permet de travailler l’interface sans toucher au compte réel.
Pourquoi l’écriture reste coupée
Pas parce que le code n’est pas prêt, mais parce que je n’ai pas encore assez de recul pour savoir si ses recommandations sont bonnes. Alors il est en observation : il recommande, je note, et je compare dans le temps.
Donner à un agent la main sur un budget publicitaire avant d’avoir mesuré sa justesse sur plusieurs mois n’est pas de l’audace, c’est de la négligence. Le jour où je l’activerai, ce sera parce que j’ai les preuves, pas parce que la fonctionnalité existe, et le premier essai réel se fera sur un budget minimal.

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