Le problème que ça règle est le mien : croiser sept sources de données pour savoir ce qui a marché le mois dernier prend une journée, et le résultat n’est pas reproductible d’un mois sur l’autre. Ce n’est pas de l’analyse, c’est de la recopie.
Ce qui rentre
Un connecteur par levier, tous derrière la même interface : la boutique, le CRM, les deux régies publicitaires, l’affiliation, la search console et l’analytics. Chacun peut être absent. Un canal non connecté s’affiche comme tel et ne bloque rien. C’est une règle que j’applique partout maintenant : un outil d’analyse doit démarrer avec une seule source branchée, sinon il ne démarre jamais.
Deux mécaniques évitent les impasses habituelles. Le rattrapage : au premier démarrage, l’outil remonte tout l’historique manquant depuis un mois de départ réglable, puis rafraîchit le mois courant chaque nuit et clôture le mois précédent à date fixe. L’import de fichier : n’importe quel canal s’alimente aussi par un export tabulaire, ce qui évite d’attendre une validation d’API pour avoir un historique complet, et une validation d’API, sur certaines plateformes, se compte en semaines.
Les pièges de mesure
Le chiffre d’affaires d’un outil de mesure d’audience n’est jamais additionné à celui de la boutique : il est affiché à part, à titre indicatif. Les deux ne comptent pas la même chose, et les additionner double le total puis fausse tout le reste. Une boutique en devise étrangère est convertie par un taux fixe déclaré dans la configuration, appliqué à tout l’historique : un taux qui bouge d’un mois sur l’autre rend les variations illisibles, et c’est la variation qui est l’information, pas le montant.
Les comparaisons se font sur trois axes. La semaine, le mois, et le même mois l’an dernier, avec des semaines calendaires calculées en temps universel pour ne pas voir un lundi se déplacer au changement d’heure.
La sortie
À la clôture, un modèle écrit une analyse par canal et des recommandations campagne par campagne, et l’outil envoie un compte rendu par mail : un hebdomadaire, un mensuel, chacun en HTML avec les variations en vert et en rouge. C’est la partie que j’utilise le plus, parce qu’un tableau de bord qu’il faut ouvrir est un tableau de bord qu’on n’ouvre pas.
Ce que j’en retiens
L’analyse écrite par un modèle est utile exactement dans la mesure où les données en amont sont propres. Tout le travail difficile de ce projet est en amont. La déduplication, la conversion, le rattrapage, la clôture, et il n’a rien d’intelligent. C’est de la plomberie, et c’est elle qui décide si la conclusion est vraie.
