Un tableur suffit pour compter, il ne suffit pas pour décider. Ce qui me manquait n’était pas la somme du mois, c’était la répartition par client, la part réellement soumise à cotisations, et ce qui reste à encaisser.
Le modèle de données est tout le produit
Le résumé mensuel calculé par l’app dit exactement ce que j’ai besoin de savoir, et chaque ligne est une distinction que je faisais mal à la main : le reçu et le prévu, le déclaré et le non déclaré, la part salariée et la part indépendante, les totaux par entité, les cotisations estimées, ce qui reste disponible après cotisations, et la variation par rapport au mois précédent en valeur et en pourcentage.
Cette séparation entre salariat et activité indépendante est la raison d’être de l’app : mes revenus ne viennent pas du même endroit, ne sont pas imposés de la même façon, et un total unique ne veut rien dire. Un tableur laisse ce mélange possible ; un modèle typé l’interdit.
Ce qu’il fallait pour que ça serve dès le premier jour
Un import de l’historique par fichier tabulaire. La première version d’un outil de comptabilité doit pouvoir avaler les années précédentes, sinon on la remplit pendant trois mois avant qu’elle serve à quelque chose, et on abandonne au deuxième. À côté : la gestion de plusieurs entités et de plusieurs clients, des catégories, des prévisions, une sauvegarde locale, et le suivi des paiements en attente.
Pourquoi c’est une app de bureau
Pas de compte, pas de serveur, pas de synchronisation, et un déverrouillage biométrique à l’ouverture, géré par le service d’authentification du système. Ce sont mes chiffres et ceux de mes clients : la seule architecture défendable est celle qui n’envoie rien nulle part. C’est aussi pourquoi elle n’aura jamais de version web, et c’est très bien.

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