On a connu plusieurs grandes ères du web.
Le Web 1.0, le Web 2.0, puis progressivement cette idée d’un Web 3.0 qui devait être plus décentralisé, plus immersif, plus intelligent.
Et puis l’IA générative s’est vraiment pointée.
Et elle a un peu foutu le bordel dans tout ça.
Pas uniquement parce qu’elle nous permet d’écrire des textes, de générer des images ou de coder plus vite.
Mais parce qu’elle commence à modifier quelque chose de beaucoup plus profond : notre manière d’accéder à Internet.
Pendant vingt ans, Internet commençait par une recherche
Pendant très longtemps, quand on voulait quelque chose, on allait sur Google.
Une question, un produit, un restaurant, une information, une entreprise, un tuto : Google était quasiment systématiquement le point de départ.
Et autour de ce comportement, on a construit toute une économie.
Le SEO.
Le SEA.
Les mots-clés.
Les backlinks.
Les stratégies de contenu.
Les comparateurs.
Les médias financés par le trafic.
Des entreprises entières se sont développées autour d’une seule problématique : comment faire pour être là lorsque quelqu’un recherche quelque chose ?
Avant Internet, il y avait évidemment les Pages Jaunes, le Minitel et plein de systèmes plus locaux ou spécialisés.
Mais Internet a uniformisé tout cela.
Petit à petit, on a tous appris le même comportement.
J’ai une question → je cherche.
Je cherche → Google me propose des résultats.
Je clique → j’arrive sur un site.
Je lis → je trouve ma réponse.
Cela nous paraît presque naturel aujourd’hui, alors que c’est finalement une mécanique que nous avons apprise en quelques décennies.
Google était devenu une sorte de porte d’entrée vers le monde.
Et soyons clairs : à la fin, ça fonctionnait quand même très bien.
Les résultats étaient rapides, pertinents, enrichis. Google commençait déjà à répondre directement à certaines questions, à proposer des extraits, des cartes, des produits, des questions associées.
Mais il restait malgré tout une étape fondamentale :
il fallait chercher.
