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Juin 2026 · 2 min de lecture

J'ai remplacé mon PMax par six campagnes Search

Performance Max fait une promesse séduisante : donnez-moi un budget, des ressources créatives et un objectif, je m’occupe du reste. Sur beaucoup de comptes, ça marche. Le problème n’apparaît pas quand ça marche. Il apparaît quand il faut expliquer pourquoi.

Le vrai reproche n’est pas la performance

PMax n’est pas mauvais. Le reproche est qu’il est opaque au moment précis où on a besoin de comprendre. On voit un coût par acquisition global et une répartition par groupe de ressources, et on ne voit ni les requêtes, ni la part de search de marque absorbée, ni la frontière entre ce qui a été créé et ce qui a été récupéré.

Or c’est cette frontière qui décide de tout. Une campagne qui récolte l’intention déjà existante affiche des chiffres flatteurs et ne fait pas croître l’entreprise. Sans visibilité sur les requêtes, on ne peut pas savoir dans quelle catégorie on se trouve.

Ce que la reprise en main a donné

Le découpage n’a rien d’original : marque, concurrents, catégorie générique, requêtes produit à forte intention, requêtes d’information, et une campagne de défense sur les termes sensibles. Six périmètres, six budgets, six lectures.

Trois choses changent immédiatement.

Le search de marque devient une ligne à part. C’est le point le plus important. Tant qu’il est fondu dans une campagne globale, il maquille la performance de tout le reste. Isolé, il redevient une décision : combien j’accepte de payer pour défendre mon propre nom.

On peut arrêter ce qui ne marche pas. Avec une campagne unique, la seule action possible est de baisser le budget global. Avec six, on coupe le périmètre qui échoue et on garde les autres.

Les mauvaises requêtes deviennent visibles. Elles étaient là avant, on ne les voyait pas. C’est souvent le premier gain, et il est immédiat.

Ce qu’on perd, honnêtement

De la simplicité. Six campagnes demandent une attention réelle là où une seule demandait un coup d’œil hebdomadaire. Sur un petit compte avec peu de volume, ce n’est pas rentable. La fragmentation prive chaque campagne des données dont elle a besoin pour apprendre, et on obtient six campagnes médiocres au lieu d’une correcte.

Le seuil est une question de volume, pas de principe. En dessous, PMax est le bon choix. Au-dessus, l’opacité coûte plus que le confort qu’elle achète.

La question à se poser

Pas « PMax est-il bon », mais : si le résultat du mois est mauvais, est-ce que je peux dire pourquoi ? Si la réponse est non, le problème n’est pas la performance. C’est qu’on a délégué une décision qu’on n’a plus les moyens de reprendre.